Les États-Unis d’Amérique

Deux semaines après être entrés aux États-Unis, nous vous livrons ici nos réflexions sur notre retour dans notre civilisation américaine. Voici nos 2 textes, d’abord celui de Paul puis celui de Sonia.

Réflexions de Paul

Le choc fût plus dur que nous l’aurions imaginé. Après 9 mois au Mexique et dans les pays d’Amérique Centrale, la réalité du monde que nous pensions connaître nous a pris par surprise. Déjà au passage de la frontière, l’organisation, les vérifications méticuleuses et le sérieux des douaniers nous ont rappelé que les États-Unis est un pays où on ne badine pas avec la sécurité. Pour avoir eu des œufs non cuits et du jambon en tranche nous en fûmes quitte pour une heure supplémentaire à se faire questionner sur les aliments que nous transportions. Par contre, douce ironie, nous aurions pu passer des kilos de drogues ou des armes sans problème vu qu’ils n’ont pas regardé dans les caissons de rangement ou les placards. Mais la sueur dans le dos et sous les bras aurait été intense….

Nous voici donc arrivés à l’avant-dernière étape de ce fabuleux voyage. Après être entrés par la frontière de Nuevo Laredo qui nous mène au Texas, nous nous dirigeons vers la ville de Austin. Ce qui frappe avant tout c’est le circuit autoroutier en tapis de billard où nous pouvons rouler à 120 km/h. Nous sommes au pays du pétrole, alors au diable la dépense qu’ils se disent. Mais à notre rythme d’escargot, c’est autour de nous un incessant ballet de voitures et de poids lourds qui nous prennent de vitesse à gauche et à droite. Et la courtoisie au volant n’est pas l’apanage des américains. Le niveau de stress vient déjà de monter d’un cran.

Les distances sont grandes. Heure après heure nous enfilons les kilomètres avec pour seul paysage les pelouses bien tondues des abords de route, les centre-commerciaux, les « trailer park », les échangeurs et les immenses panneaux réclames. Du bitume et du ciment à perte de vue. Le paysage n’a plus rien de naturel. Le territoire a été façonné par la main de l’homme. Tout est pensé en fonction de l’automobile. Point de salut sans véhicule. La chaleur est étouffante du fait de tout cet asphalte. Au loin se profilent les derricks qui hochent la tête pour extraire tout le pétrole nécessaire à ce mode de vie. Les voitures sont grosses, les gens sont énormes. C’est un pays difforme.

Après avoir passé la première nuit sur une aire de repos de l’autoroute (avec des toilettes dignes de grands hôtels) nous entrons dans Austin. Nous nous attendions à une jolie petite ville, à l’image de son festival printanier South by SouthWest (SXSW), qui allie musique indie et alternative à un volet technologique. Tout pour attirer les jeunes « geeks » et hippies branchés. En dehors du festival il n’en reste rien. Nous entrons dans cette immense ville en passant dans un dédale d’échangeurs routiers, au milieu d’une circulation dense. Nous allons prendre une bière sur la 6e rue en fin d’après-midi. Zéro ambiance. Très peu de personnes sur les trottoirs, dont la moitié sont des clochards. Prendre une bière (dans un verre en plastique) est hors de prix. Les gens très peu aimables. Nous sommes déçus et dégoutés, nous partons nous réfugier sur notre stationnement de Walmart pour y passer la nuit.

Les autres villes que nous croiserons en direction de la Louisiane sont à l’avenant. Villes fantômes (très peu, sinon pas de piéton dans les centre-ville), immenses enchevêtrements d’autoroutes, méga-parking de centres d’achats, buildings de briques grises, petites maisons délabrées dans les quartiers environnants. Une constante : jamais personne dehors, sur la rue, le balcon ou le terrain. Dans les banlieues proprettes nous avons l’impression d’être dans un épisode de « Walking Dead » (série télévisé sur les morts-vivant). Comme si tout avait été évacué en vitesse. En fait la population est soit enfermée à double tour à la maison avec les volets fermés et la climatisation, ou au centre commercial, principalement chez Walmart. Et c’est là que nous nous retrouvons presque tous les soirs pour y dormir. C’est un fait établi que la plupart des Walmart d’Amérique du Nord acceptent que les voyageurs dorment sur leur stationnement gratuitement. C’est gratuit, sécuritaire, et nous avons accès au wi-fi et aux toilettes. Nous pouvons donc observer l’américanus normalus dans son milieu naturel, poussant carrosse et tirant marmaille. Premier constat : c’est une grosse bête ! Les américains sont énormes. Vraiment ça dépasse l’entendement. Plusieurs d’entre eux utilisent même les petits véhicules électriques mis à leur disposition par le magasin pour se déplacer dans les rayons. Beaucoup de places de stationnement près des portes d’entrées sont réservées aux handicapés et il s’avère que ce sont des gens obèses qui en ont le statut et utilisent ces places. Le « trop mangé » est maintenant une maladie et nous devons les traiter avec tout le respect dû aux gens souffrants d’une malchance de la vie. Rajoutez-moi une boite de beignes dans mon carrosse, pendant que vous y êtes. Merci.

Nous sommes fascinés par la quantité d’affiches, écriteaux, placards qui nous interdisent, préviennent, mettent en garde, menacent ou, tout simplement, nous mentionnent que la direction ne peut être tenue responsable pour tout accident ou vol ou bris pouvant survenir sur ces lieux. Il nous semble que toute cette société est en mode protection. Et les avocats sont les maîtres de ce monde. Partout de grands panneaux d’affichages pour annoncer leurs services. Toujours avec le visage de l’avocat vedette. Et des phrases du type : « Victime d’un accident de la route ? Appelez nous. Compensation assurée ! ». Accident de la route en conduisant un semi-remorque, accident sur une plateforme de forage de pétrole, congédiement abusif, mauvais traitement médical, etc. Tout est possible. Il y a tant de façons de faire de l’argent. Surtout pour les avocats…

L’Amérique a peur. L’américain se sens assiégé. Le danger est partout. Il faut se protéger. Les gens s’enferment chez eux ou dans leur voiture. Les gens ne se parlent pas. Personne au parc. Personne sur les trottoirs. Pas d’enfants dans les rues. Lorsque nous les voyons faire du vélo, maman ouvre la voie à l’avant, suivit du ou des enfants et papa ferme le peloton. Tous ont leur casque et souvent des gilets de bandes réfléchissantes. On n’est jamais trop prudent.

Contrairement aux pays d’Amérique Centrale ici on ne parle pas aux étrangers. Pour nous ça va toujours. Couple blanc, pas trop jeune, pas trop vieux, on ne fait pas trop peur (ça peut toujours dépendre depuis quand on a pris une douche…). Mais bref, on nous parle à l’occasion, le camion étant un bon prétexte de discussion. Quand on leur dit que nous avons passé quatre mois au Mexique le regard qu’ils nous lancent vaut de l’or. Si on a le temps de leur dire que nous sommes allés au Salvador et au Honduras on passe vraiment pour des fous. Mais dans tout les cas, après nous avoir dit que c’est vraiment dangereux, ils se mettent à parler comme si c’était une chance rare et on ne peut plus placer un mot. Comme s’ils en avaient plus à dire qu’à entendre et que dans le fond ça ne les intéresse pas.

Les gens se parlent peu, souvent sur un ton agressif. Des piétons qui font des doigts d’honneur aux automobilistes, des clients qui s’engueulent au magasin, des campeurs qui font venir la police pour régler un différend (deux enfants qui se sont chamaillés), des gueules pas aimables, un hochement de tête avec une mine patibulaire lorsque nous osons un « Hello » en croisant quelqu’un au parc (vite, vite, il faut perdre cette mauvaise habitude acquise en voyage). Même à l’arrêt sur un stationnement d’église en campagne pour luncher, une voiture s’arrête et un homme à l’allure de caïd avec une jeune fille un peu amochée à ses côtés me demande si je vends… Je n’y comprend rien et fini par lui dire que je ne vend rien. Lorsqu’il quitte en nous lâchant un regard lourd, Sonia me fait comprendre qu’il ne cherchait pas de la drogue, mais qu’il protégeait plutôt son territoire. Aaaah… Au États-Unis ça nous aura pris 2 jours pour être confrontés à cette réalité. En 9 mois dans les pays producteurs, on n’a jamais rien vu ou senti ce genre de choses.

Nous arrivons finalement à la Nouvelle-Orléans. Autre déception. Cette fois nous mettons la faute sur nous-mêmes. Je crois que nous sommes fatigués et que le décalage entre ce qu’on a vécu et ce qu’on voit ici est trop grand pour nous. Trop cliquant, touristique, trop cher, bruyant, vulgaire, rien ici ne trouve grâce à nos yeux. Même les bars n’invitent que des groupes de musique qui jouent du vieux rock comme partout ailleurs dans le monde. Où est la spécificité jazz-blues-dixies de la Nouvelle-Orléans? Après deux jours nous décidons de remonter vers Montréal.

Après presque 12 mois sur la route nous sentons une fatigue s’emparer de nous. Nous n’avons plus de lieux et de gens différents pour nous stimuler et nous faire avancer. Au pays de Trump tout nous rappel le rythme effréné et la société de consommation que nous avons sortie de nos vie pendant un an. Nous sommes de retour dans un monde mercantile, consumériste et superficiel. Et les États-Unis sont un miroir grossissant de cette société qui est la nôtre. Tout est magnifié jusqu’à l’écœurement. Nous rentrerons en suivant les routes du centre du pays, en évitant les grandes agglomérations, couchant le plus possible dans les parcs d’État ou nationaux, humant la nature, prenant le temps d’écouter le chant des oiseaux au matin, regardant les lacs se rider le soir sous une petite brise au coucher du soleil. Une parcelle de réalité avant de revenir à notre vie virtuelle.

 

Réflexions de Sonia

À chaque fois que nous traversons une frontière, nous savons que nous venons de changer de pays par la nouvelle ambiance que nous percevons et par les paysages que nous voyons.

Entrer aux États-Unis d’Amérique ne fait pas exception à la règle mais le choc est plus violent. Quand nous sommes entrés au Mexique pour la première fois, nous avons immédiatement senti que nos repères venaient de s’écrouler et qu’il fallait nous habituer à un monde différent. Le passage de la frontière américaine, après 9 mois en Amérique Latine, nous a donné cette même impression. Sauf qu’aujourd’hui, nous avons des outils de comparaison dans notre trousse de voyageurs. Nous regardons ce qui nous entoure avec d’autres yeux et nos analyses ont d’autres références.

Ce qui nous a profondément marqué lors du retour dans notre monde c’est l’organisation, les belles pelouses tondues de manière égale partout, même sur le bord des autoroutes, les centres commerciaux qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres, la nature domptée en autorisant la pousse de quelques arbres aux endroits choisis. Tout est de béton. Froid. Les centres commerciaux ne font que donner l’illusion qu’il y a de la vie avec toutes ces voitures stationnées. Mais au bout du compte, il n’y a que des cartes de crédit.

Nous avons vu la trace de l’homme partout et en même temps, après 1500 km de route, c’est la première fois que nous avons si peu de contact humain. Il est vrai qu’ici nous ne sommes pas exotiques et que les gens ne viennent pas spontanément nous parler. Toutefois, les quelques interactions que nous avons eues n’ont pas été des plus agréables. La plupart des gens que nous avons croisés, avec qui nous avons échangé quelques mots étaient aussi aimables qu’une porte de prison ! Il y a bien sûr eu 2 ou 3 exceptions comme notre rencontre avec Sam, une cheffe cuisinière qui nous a invité à un mariage. L’ambiance générale est, pour nous, étrange. Personne ne se regarde, tout est tourné sur le business, l’argent comme l’indique les grands panneaux publicitaires sur le bord des routes : accident de voiture ? Contactez telle firme d’avocats qui vous aidera à récupérer votre dû – c’est-à-dire de l’argent. Cette propagande pour poursuivre tous ceux qui ont pu vous causer quelques tords que ce soit fait partie du paysage, comme les arbres. Les avocats règnent en maître. Dans toutes les villes, grandes ou petites, que nous traversons, leurs bureaux sont partout.

Au fil des kilomètres, nous avons souvent l’impression d’être dans un épisode de Walking Dead tant par les paysages que par les gens que nous apercevons : rues désertes, stationnement où pousse de l’herbe, regroupements d’habitations semblant abandonnées au milieu des campagnes, et personnes dans les rues. Même les enfants semblent avoir désertés. Pour voir des gens, c’est dans les centres commerciaux qu’il faut aller. Puis, leurs besoins comblés, ils remontent vite dans leur voiture, toutes fenêtres fermées pour garder la fraicheur de la climatisation et éviter tout contact humain inutile. Définitivement, cette série de mort-vivants nous semble de plus en plus n’être qu’une métaphore de la société américaine.

Nous ne percevons aucun raffinement dans tout ce qui nous entoure, que ce soit dans la nourriture des restaurants – chère et sans recherche – dans l’attitude des gens, dans les paysages. Tout sonne faux et fait de toc. Tout est aseptisé et tout se ressemble quelque soit l’endroit où l’on se trouve. Cela est rassurant, sécurisant. Tout le monde semble s’en satisfaire. Du moment que les télévisions tournent, tout va bien ! Les télévisions : il y en a partout. Les restaurants, les bars, quelque soit leur standing, arborent ces écrans géants qui diffusent, en continue, des images qui vous permettent de mettre votre cerveau en pause et de suivre le flot du monde ou de votre jeu télévisé préféré. On ne peut pas réfléchir quand notre matière grise est sans cesse sollicitée par des images et des sons. Mais le veut-on ?

En Amérique Latine, quand nous cherchions un endroit pour dormir, nous demandions aux gens que nous croisions et ils nous indiquaient un lieu sécuritaire. Aux USA, quand nous posons cette question, tout est dangereux. Les gens ne veulent pas nous conseiller un endroit où il pourrait peut-être, éventuellement, nous arriver quelque chose. Alors ils se dédouanent en nous disant : « vous faites comme vous voulez mais je ne dormirai pas là. Mais bon, il ne s’est jamais rien passé ici. » Le politiquement correct est à vomir. En même temps, nous avons du mal à avoir une réponse quand nous disons bonjour. Une fois, dans la rue, en disant bonjour à une personne qui nous regardait, elle nous a demandé ce qu’on voulait ! Le Monde a oublié que nous sommes tous des Êtres Humains. Une femme est une femme, est homme est un homme, quelque soit l’endroit du monde où nous nous trouvons.

Le monde dans lequel nous venons d’entrer donne l’impression d’être dépourvu de dignité et d’honneur sauf si ceux-ci passent par l’argent et la consommation. Nos règles et nos lois tuent toute forme d’invention, de débrouillardises. Les règles et les lois sont nécessaires. Ce que je veux dire c’est qu’une trop grande présence de règles et de lois empêchent l’individu de chercher des moyens pour se développer et subvenir à ses besoins. Pourquoi empêcher à des musiciens de prendre leur instrument et d’arpenter les rues en jouant de la musique ? Cela créerait une ambiance citadine et en même temps permettrait à un artiste de récolter quelques dollars. Pourquoi ne pas permettre à une personne de cuisiner quelques petits plats et de venir les vendre au coin de la rue pour quelques dollars ? Ce ne sont là que quelques exemples. Je connais les objections de nos pays : déduire les montants de ces gains des prestations sociales s’il y a lieu; prélever des impôts sur les gains; prévenir tout problème sanitaire, au cas où. Alors les gens ne font rien et viennent quêter quelques dollars. Au moins, la quête n’est ni déductible ni imposable. Mais en même temps, combien de commerces se plaindraient d’un vendeur ambulant qui proposerait des beignets ou des pains frais à quelques pas de sa boutique, lui qui ne paie pas de loyer, de taxes, d’impôts… Car dans nos sociétés, il n’y a pas de place pour tout le monde, seulement pour ceux qui savent naviguer dans le système. Et les lobbys de ces corporations sont plus forts que les individus qui essaient tant bien que mal de survivre et/ou d’innover. En agissant comme ils le font, nos gouvernements empêchent leurs citoyens de se réaliser. On les endort et on leur vend du rêve à coup de shows télés et on leur demande d’être calmes et raisonnables. Alors on élit Trump.

En voyageant, j’ai vu beaucoup d’initiatives, de manières de vivre, d’ambiance qui m’ont touchées. Je me suis dit : je vais écrire à mon maire d’arrondissement pour lui parler de toutes ces choses qui rendent une ville vivante, qui la distinguent des autres et qui donnent envie d’y vivre et de s’y engager. Puis je suis revenue à la réalité : nos règlements ne permettront jamais à une seule de ces idées de devenir réalité à Montréal. Notre monde policé, propret, contrôlé n’acceptera jamais un petit peu de liberté.

Je me demande où vont nos sociétés. Je ne dis pas que c’est mieux au Mexique et en Amérique Centrale, pays qui ont, eux aussi, leurs lots de problèmes. Je me dis tout simplement que nous devrions nous inspirer du Monde pour inventer notre monde et ne pas croire que nous sommes les meilleurs, que de toute façon, chez nous c’est mieux et que nous sommes plus civilisés.

Une semaine après être entrés aux États-Unis, nous avons regardé le film « Idiocratie » de Mike Judge. Cette comédie satirique sur les États-Unis du futur nous a laissé un goût amer car nous n’en sommes peut-être pas si loin.

8 thoughts on “Les États-Unis d’Amérique

  1. Je ne sais pourquoi mais vos commentaires sur les USA me font penser à « Breaking bad » et « Better call Saul ». Vous reverriez sûrement ces séries d’un autre oeil, disons plus… averti! Pendant que vous allez rentrer à Montréal par une porte, nous en sortirons par une autre pour un périple dans les Pyrénées. On veut donne des nouvelles à notre retour mi-juillet…Bon retour les amis!

  2. Bonjour vous,
    Et oui, le temps, l’argent, les échanges sont comptés dans ces pays sur-occidentalisés :). La sécurité, la méfiance, l’ordre sont monnaie courante… c’est le cas de le dire puisque qu’elles sont plus que jamais facturables et facturées !!
    Heureusement, des initiatives locales, des envies collectives sont là, à leurs dimensions, des solidarités essaient de renaître …
    Pas facile le retour, j’imagine ! Comme je l’ai écrit à Sonia en mail la semaine dernière je crois : rien à changé, tout a changé !
    En tout cas, une chose est certaine, toutes vos belles rencontres, vos fabuleux paysages, vos partages, vos aventures, vos troubles, vos émotions de là-bas seront pour longtemps, pour tjs, partie importante de vos mémoires. A tout moment, ces souvenirs se rappelleront à vous, ils seront une nouvelle force, une singulière musique, de fantastiques autres regards, d’inédites perceptions au coeur même de votre chez vous d’origine ou d’adoption :-). Vous me suivez ? ;-).
    De grosses bises à vous deux et plein de bonnes vibrations pour vous soutenir vous et vos souliers sur ce chemin du retour.

  3. Wow! je suis un peu sous le choc. Même si on s’en doute un peu, rien ne nous prépare à ça j’imagine.
    J’ai hâte de vous revoir.
    Bon retour.
    (Bonne idée de revenir par les parcs)

  4. Bon bah voila pu besoin d’allumer ma tele pour m’abrutir devant the Walking Dead ou Breaking Bad j’irai passer une journee aux States a la place. Merci pour le bon plan :p
    A bientot & bisous

    PS J’ai reve de vous il y a quelques nuits bon c’est quoi la date fatidique du grand retour?

  5. Revenir de voyage n’a rien d’évident…Je ne peux que comprendre vos doutes et interrogations! Heureusement, quand on rentre il y a les amis et la famille, le décalage est perceptible mais la force des liens prend le dessus et ça c’est bon! Je me suis rappelée il y a peu de ce que j’avais préféré dans ma longue aventure québécoise…C’était le fait de perdre mes repères puis d’en trouver d’autres, le fait de perdre pied puis se fabriquer une nouvelle grille de lecture, le fait d’avoir fait un pas de côté pour entrevoir de nouveaux aspects de la vie était particulièrement chouette, perturbant et déstabilisant pendant un temps mais surtout excitant et enrichissant! Et cela a été vrai à l’aller comme au retour! Même sans doute plus long que je ne le pensais pour le retour!!
    Alors prenez le temps et accueillez tranquillement tout ce qui vous traverse et puis… racontez nous la suite, ça fait parti de l’aventure!
    Je vous embrasse bien fort les amis. A bientôt
    Marion

  6. J’adore lire vos réflexions! On est vraiment avec vous lorsque vous nous racontez ces troublants USA à coups d’anecdotes. Ça me donne juste hâte de vous retrouver pour en parler de vive voix. Grosses bises à vous deux.

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